Kalaweit a déjà
1593 Amis

1 124 hectares
protégés


Nos centres de soins

Kalaweit recueille et soigne les animaux rescapés des trafics de la faune sauvage. Chaque centre de soins est équipé d’une clinique vétérinaire, d’une salle de stockage pour la nourriture des animaux, des bâtiments pour l’équipe (cuisine, chambres, salle de bains, poste de garde) ainsi que de box pour les chevaux des patrouilles. Ils sont fermés aux visiteurs extérieurs. 

À Bornéo, notre centre se trouve dans le village de Pararawen, à une journée de route de la ville de Palangkaraya. Celui de Sumatra, est dans le village de Supayang à trois heures de route de la ville de Padang. Tous deux sont aménagés sur nos terrains, à proximité de nos réserves. Nos patrouilles de surveillance peuvent ainsi garantir la sécurité de tous les animaux vivant dans nos forêts.

 

Des centaines d’animaux sous notre responsabilité 

Plus de 400 animaux sont actuellement répartis dans nos 2 centres. Ce sont majoritairement des gibbons et siamangs, mais aussi des ours, crocodiles, macaques, civettes, loris etc. Tous sont issus du trafic de la faune sauvage et confisqués par le Département des Forêts qui nous les confie. Parfois les propriétaires acceptent de nous les remettre directement. Nous n’achetons jamais les animaux, c’est une règle d’or, car acheter un animal entretiendra le trafic de la faune. 

Ils arrivent à Kalaweit affaiblis et stressés. Beaucoup sont traumatisés et n’ont jamais vu un autre animal de leur espèce. Ils souffrent souvent de malnutrition et nécessitent des soins. Leur nouvelle vie commence par plusieurs semaines de quarantaine permettant à notre équipe vétérinaire, d’évaluer leur état de santé et mettre en place un protocole de soins adaptés. Une fois la quarantaine terminée, nos nouveaux résidents pourront rejoindre les infrastructures adéquates.

Concernant les gibbons et siamangs, notre priorité est de trouver à chacun d’entre eux le bon partenaire de vie, et ce dès leur sortie de quarantaine. Ce sont des animaux monogames qui supportent mal la solitude. Les mises en couples sont délicates avec un risque d’affrontement parfois sévère. Avec l’expérience, nous obtenons des résultats positifs la plupart du temps. Malheureusement certains individus trop détruits psychologiquement refusent tout partenaire et resteront seuls en volière.

La grande majorité des animaux recueillis ne quitteront jamais Kalaweit. Ils sont incapables de se débrouiller dans la nature, handicapés ou infectés par des maladies humaines comme l’Herpès Simplex, ou l’Hépatite A ou B. De plus, le rythme effréné de la déforestation rend chaque relâcher extrêmement complexe. Surtout pour les gibbons qui ont particulièrement besoin d’espace. Chaque coupe a besoin d’un territoire de 12 hectares minimum, bien plus encore (20, 30, 40 hectares..) si la forêt est dégradée.

 

Des infrastructures adaptées à chaque espèce

Les gibbons sont très territoriaux et sont installés dans de grandes volières, toutes éloignées les unes des autres. La végétation, constituée de grands arbres, est laissée intacte entre les volières pour limiter le stress occasionné par les contacts visuels entre les couples.

Ce sont des doubles volières en forme de losange, aménagées (cordes, branches etc) et dotées d’une séparation amovible au milieu pour séparer les partenaires si besoin. 

Chacune d’elle fait 12 mètres de long sur 6 mètres de haut et comporte un espace de quarantaine intégré. En cas de maladie cela nous permet d’isoler facilement un des gibbons sans l’éloigner de son/sa partenaire et d’accélérer sa guérison. Les couples sont très unis, et toute séparation est facteur de grand stress pour les animaux. 

Les jeunes (moins de 7 ans) sont regroupés à plusieurs dans des cages de socialisation avant leur mise en couple. 

Les ours sont regroupés dans plusieurs enclos de 15 mètres sur 25 qui communiquent entre eux. Chaque enclos comporte un bassin et des aménagements (pneus, plateformes de repos) et les enclos peuvent communiquer, ou non, les uns avec les autres.

Les crocodiles sont placés dans 5 enclos, avec grands bassins. Les enclos peuvent être reliés ou isolés. Des clôtures électriques ont été installées aux limites intérieures des enclos des animaux potentiellement dangereux (ours, crocodiles) pour éviter que l’un d’entre eux ne s’échappe.

Les autres animaux (macaques, loris, oiseaux…) sont systématiquement placés dans des enclos adaptés à leurs besoins.

Les installations fonctionnent intégralement à l'énergie solaire.


Comment fonctionnent-ils ?

Chaque centre est dirigé par un responsable qui supervise une équipe composée de soigneurs, vétérinaires, gardes, cuisinières, maçons. Les animaux sont nourris 2 fois par jour, ce qui nécessite des ravitaillements réguliers de fruits, légumes, etc. Plus de 5 tonnes de nourriture sont livrées chaque semaine à Kalaweit !

Des équipes de maçons travaillent en permanence à la réparation et construction de nouvelles infrastructures. La construction d’une volière prend un mois de travail pour un budget de 3 000 €. Nous avons continuellement besoin de fonds pour être en mesure d’accueillir un maximum de gibbons. Malgré le maintien de leur captivité, nous nous efforçons d’offrir à tous ces animaux victimes de l’homme, les meilleures conditions de vie possibles. C’est une lourde responsabilité pour Kalaweit, un engagement à très long terme.

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