HOPE 4 APES : UN AVENIR POUR LES GRANDS SINGES ?

Lundi 14 décembre 2010 : Quelques 1 400 personnes étaient présentes au Lyceum lundi dernier à Londres, pour la soirée Hope 4 Apes. Organisée par la Ape Aliance au profit des grands singes, Jane Goodall (chimpanzés), Ian Redmond (gorilles), Birute Galdikas (orang outans), Jo Thompson (bonobos) et Chanee, fondateur de Kalaweit (gibbons), se sont exprimés pour défendre nos cousins les grands singes.

UNE SOIRÉE EXCEPTIONNELLE :

Présentée par Sir David Attenborough, dont la carrière a croisé les plus grands acteurs de la protection de la faune depuis plus 60 ans, Hope 4 Apes a réuni les plus grands experts des grands singes : Jane Goodall, Ian Redmond, Birute Galdikas - qui a appelé au bocyott de l’huile de palme - Jo Thompson et Chanee, nouveau venu dans la cours des grands.
Pour la première fois les gibbons sont admis dans la famille des grands singes.
Lors de son intervention, Jane Goodall a insisté sur l’importance de sensibiliser les jeunes générations et exprimé son respect pour le travail de Kalaweit.

Mark Carwardine, Chanee, Birute Galdikas, David Attenborough, Jane Goodall, Ian Redmond, Jo Thompson.
Photo:© Kalaweit

Les gibbons sont les moins connus des grands singes et regroupent 17 espèces différentes. Monogames, extrêmement territoriaux et fragiles, ils sont très difficiles à relâcher dans la nature. Avec la déforestation, ce sont des écosystèmes qui sont en train de s’éteindre en Indonésie.

QUELQUES CHIFFRES :

Selon des estimations récentes, il resterait à l’état sauvage :

  • moins de 200 000 chimpanzés toutes espèces confondues (il en existe 4)
  • 200 000 gorilles dont 750 gorilles des montages, 300 « Cross River gorillas » et 4 000 gorilles des plaines
  • entre 5 000 et 50 000 bonobos
  • moins de 6 500 orangs outans de Sumatra et 50 000 orangs outans de Bornéo
  • 250 000 gibbons (17 espèces confondues) dont seulement 25 gibbons de Hainan et quelques milliers gibbons de Kloss.

Le récent engouement pour l’huile de palme fait des ravages sur la biodiversité. En 10 ans, le paysage des forêts tropicales (Amazonie, bassin du Congo et Indonésie) a été bouleversé de manière irréversible pour faire place aux monocultures intensives de palmier à huile. De plus en plus consommée dans le monde, sa production pourrait sonner le glas d’un nombre d’espèces sauvages d’ici moins d’une dizaine d’années.